Guyane : un ancien militaire met fin à ses jours en garde à vue

Un militaire qui appartenait au 9e régiment d’infanterie de marine de Guyane, a profité qu’une policière lui apporte son repas en cellule pour lui dérober son arme, a précisé une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

Ça s’est passé Mercredi, après avoir dérobé l’arme de service d’une policière, il s’est tiré une balle au niveau du visage. Blessé, il est mort lors de son transfert à l’hôpital, a précisé le parquet de Créteil, qui a confié à l’IGPN (Inspection générale de la police) une enquête pour ‘’recherche des causes de la mort’’.

Cet homme de 33 ans avait été interpellé lundi à sa descente d’avion après un contrôle douanier. Il était en permission au moment des faits, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée de Terre, le colonel Eric de Lapresle. Il avait ensuite été placé en garde à vue dans les locaux de la Police aux frontières d’Orly, après l’ouverture d’une enquête de l’Office anti-stupéfiants (Ofast).

C’est sans oublier que le trafic entre la Guyane et Paris représente entre 15 et 20% des entrées de cocaïne sur le territoire hexagonal, selon un rapport sénatorial publié en septembre. Ce même rapport précise que dans les 20 à 30 ‘’mules’’ qui introduisent la drogue sous forme d’ovules dans leur corps ou la dissimulant dans leurs vêtements ou bagages, tentent de prendre chaque vol au départ de Cayenne et à destination d’Orly, il y a 8 à 10 ‘’mules’’ qui y parviennent.

De nos jours, la liaison Cayenne-Orly est devenu le point de passage aérien le plus utilisé pour l’importation de la cocaïne sud-américaine en France.

En 2018, 1349 passeurs ont été interpellés en Guyane ou en prévenance de Guyane, soit plus du double qu’en 2017. 

 

Éric CHAN

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