Le système de compensation au sens de Pareto et l’économie du bien-être

Aujourd’hui on va s’intéresser à l’économie du bien être, notamment aux différents systèmes de compensation desquels découlent les optima au sens de « V. Pareto » et « Hicks-Kaldor ».
Comment peut-on améliorer la répartition des richesses dans un pays ?
 Li’dée, dans ce cas de figure, c’est de trouver une répartition des richesses qui soit la plus équitable, il ne faut pas que certains gagnent des richesses en les dérobant des autres (défendu par Pareto) et si quelqu’un gagne des richesses en portant préjudice aux autres, il doit les compenser, selon Hicks et Kaldor.
Description de l’optimum de Pareto
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Pareto considère qu’une répartition des richesses dans un pays est optimale s’il n’y a pas d’autres alternatives où les acteurs entre lesquels sont réparties les richesses seraient simultanément  dans une meilleure position.
 Entre d’autres termes, la répartition est optimale s’il n’est plus possible d’améliorer la satisfaction d’un acteur sans réduire la satisfaction des autres.
PARETO défend que deux états sont observables dans la société :
1) Une répartition des richesses améliorable :
Il est possible d’augmenter le bien-être de certains individus sans réduire celui des autres.
 2) Une répartition des richesses non-améliorable ou optimum de Pareto :
 L’augmentation du bien-être de certains individus implique la réduction du bien-être d’au moins un autre individu.
Illustration de l’optima de Pareto
 Prenons que tu es un DOM,  disons la Guyane Française, tu as 10 parcelles que tu veux partager entre deux familles X et Y. En donnant 2 parcelles à X et 3 à Y, cette répartition est améliorable, car il te reste 5 parcelles non encore allouées, tu peux donner une parcelle de plus à X sans réduire les parcelles de Y et vice-versa. Vu qu’il est toujours possible d’augmenter la satisfaction de X (en lui accordant une parcelle de plus) sans réduire la satisfaction de Y et vice-versa, on n’a pas encore atteint l’optimum de Pareto.
Imaginons que tu donnes 4 parcelles à X et 6 parcelles à Y, cette répartition n’est plus améliorable car tu as déjà alloué toutes les parcelles et donc, désormais, si tu veux donner une parcelle de plus à X, il faudra la prendre dans celle de Y. Il n’est plus possible d’augmenter la satisfaction de X sans réduire celle de Y qui devra céder une parcelle pour que X en ait une de plus; on a donc atteint l’optimum de Pareto.
D’une manière générale, lorsque toutes les richesses sont déjà allouées, on atteint l’optimum de Pareto: on ne peut augmenter la richesse et donc la satisfaction d’un individu sans réduire la richesse des autres.
Mais l’illustration est trop simpliste, pour des buts pédagogiques, mais Pareto veut dire bien plus et s’interroger sur l’efficacité de l’allocation de toutes les ressources à tous les acteurs économiques et pas seulement 10 parcelles entre 2 familles.
Ensuite, il faut comprendre qu’une situation d’optimalité  « au sens de Pareto » n’est pas nécessairement une situation socialement juste. Il ne cherche pas à proposer une répartition nécessairement juste, il essaie de présenter les différentes possibilités de nouvelles allocations tout en tenant compte des ressources disponibles et, à partir de là, dire que l’allocation est efficace ( si elle améliore la satisfaction d’un individu sans réduire celle des autres ) ou inefficace. Une fois l’optimum de Pareto atteint, toutes les autres possibilités d’allocations sont donc inefficaces.
Jamesly LAGUERRE

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